Livraison courses bio, direct producteurs à Toulon, Hyères, La Seyne... Colis de viandes bio, Charcuterie, fromage...

LES MIELS DE SYLVAIN

Publié par Cyril Parack le

CONTACT

Sylvain DESTRE
74 chemin des villas – 83400 HYERES
Tél : 06.13.65.05.39
Par mail : s20.dest@sfr.fr
Sur Facebook : https://www.facebook.com/hyeresapiculture


OU TROUVER LES PRODUITS

En miellerie sur RDV au 145 avenue du Commandant Lofi – 83390 Cuers.

Sur le marché des producteurs de Pierrefeu-du-Var :
Les mercredis de 17h à 21h, de mai à septembre.

Sur le marché des producteurs au château Gairoird à Cuers :
Le dernier samedi du mois de 14h à 16h, toute l'année.

En dépôt-vente :
Chez « Tini le Maraicher de l’Almanarre », route de l’almanarre à Hyères.
Chez « Boulangerie Jean Ba » à Pierrefeu-du-Var.

A domicile :
Toute l'année grâce au site  https://jevousnourris.fr/


PARCOURS PRO

Mon admiration à l’égard des abeilles et l’apiculture, c’est l’histoire d’une transmission : je suis arrière-petit-fils, petit fils et fils d’apiculteur « de jardin ».

Les ruches dans le jardin, c’est ma grand-mère maternelle enfant, agenouillée, fascinée devant ce petit monde ailé, fasciné par le courage de son père qui y plonge son regard et ses mains avec assurance.

Les ruches dans le jardin, c’est mon propre père, jeune adulte, qui recevra ses savoirs de cette grand-mère. Ornithologue et naturaliste humblement opposé à la captivité, il s’éprend pourtant des techniques d’apprivoisement de ce petit animal sauvage sachant faire semblant d’être domestiqué.

J’ai 8 ans. Les ruches dans le jardin et dans les prés, les sous-bois, c’est moi, mes frères et sœurs, les étés de récoltes en Lozère. C’est nous, dans la cuisine pleine des parfums sucrés qu’exhalait l’extracteur « Dadant 9 cadres » dans sa course explosive impulsée par notre «huile de coude » ! C’est le doigt passé mille fois sous le filet des miels de Causse ou de Framboisier. C’est la mémoire de ce lien sucré et sacré entre l’enfance, l’animal et ce « quelque chose qui se passe dans la Vie » … comme se passe la cuillère de miel au petit-déjeuner !


A la naissance de ma fille, en 2014, m’est venue la nécessité de donner forme à ce « quelque chose qui se passe ». Ce quelque chose qui se transmet ! Alors Educateur Spécialisé, je voulais construire mon propre « outil » de médiation autour duquel transmettre ma connaissance et mon lien avec ce petit insecte en particulier et les milieux naturels dans lesquels il évolue.

En 2016, j’entreprends une formation de Responsable d’Exploitation Agricole, au CFPPA de Hyères Agricampus. Deux diplômes (Brevet de Responsable d’Exploitation et Technicien Sanitaire Apicole) pour une formation spécialisée en Apiculture Professionnelle. Une année d’enseignements et de rencontres (stage professionnel réalisé chez M. et Mme BRONCARD, Apiculteurs de renoms installés au Revest-Les-Eaux - 83) qui ont donné naissance à ce que je construis encore aujourd’hui entre Hyères et Cuers : « Les Ruchers d’Hyères » (2017) !


De 2017 à 2020, je travaille comme Ouvrier Apicole pour la SCEA Forêt-des-Maures (Société d’Apiculture varoise située à Six-Fours - 83) avec Sylvain NAVARRO, lui-même Apiculteur Professionnel à Cuges-Les-Pins (« l’Apié dei Fado » - 83).

Entre-temps, je développe mes premiers ruchers sur Hyères, Collobrières, et Cuers où j’installe progressivement ma miellerie.

Dès 2017, je m’engage auprès du Groupement de Défense Sanitaire Apicole du Var en tant que Technicien Sanitaire pour le suivi et le conseil auprès des apiculteurs de loisir et de métier sur le Département. Je m’engage également à l’animation d’ateliers à vocation éducative auprès de l’Hôpital Henry Guérin de Pierrefeu-du-Var. Puis auprès de l’Union Nationale des Apiculteurs Français en tant qu’Apiculteur Référent des « ruchers sentinelles » installés à Hyères (animations des Journées de l’abeille et des Pollinisateurs – les ApiDays).

En 2019, je suis sollicité par le Centre de Formation Professionnel Pour Adulte de Hyères, où j’ai réalisé ma propre formation, pour participer à celle des futurs Apiculteurs Professionnels de la filière. J’y participe encore aujourd’hui, ainsi qu’au suivi des colonies du Rucher Pédagogique dédié à l’enseignement. Je suis également membre du Comité d’Etudes Techniques Apicole du Var (CETA83) qui réunit des Apiculteurs Professionnels ainsi que des membres de l’Association de Développement de l’Apiculture régionale (ADAPI) autour de l’actualité des connaissances techniques apicoles.

A ce jour, je poursuis l’ensemble de ces projets collectifs, importants au regard de nos connaissances de l’abeilles et de l’apiculture, et m’applique quotidiennement au soin de « mes » abeilles pour vous proposer des miels de qualité, issus du butinage des flores du Var et des départements du quart Sud-Est de la France (transhumances).


QUALITE DU MIEL

Définition légale du Miel (dans le droit français : décret 2003-587, dit « décret miel ») :

« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l'espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu'elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. A l'exception du miel filtré, aucun pollen ou constituant propre au miel ne doit être retiré, sauf si cela est inévitable lors de l'élimination de matières organiques et inorganiques étrangères. »

Les Miels, Pollen et Propolis que je vends sont produits par les abeilles dont je m’occupe au sein de mon exploitation « Les Ruchers d’Hyères » uniquement. « Mes » colonies passent l’hiver et le printemps dans le Var, entre Hyères, Cuers, Collobrières et le Lavandou. Puis, d’Avril à Octobre, elles suivent des parcours de transhumances dans le quart Sud-est, en fonction des floraisons mellifères et de leurs besoins en ressources diversifiées.

Les miels proposés sont donc produits en France, uniquement, par les abeilles que j’accompagne. Ils sont ensuite récoltés par mes soins :

Je réalise en miellerie une filtration millimétrique, ainsi qu’une maturation de quinze jours minimum des miels extraits, ce qui permet une purification sans retrait important des pollens (qualité nutritive) avant mise en pot. Il peut cependant rester des particules de cire sous l’opercule du pot, ceci sans danger pour le mellivore.

Les miels crémeux le sont rendus par la technique artisanale de l’ensemencement et du brassage à froid. Rien n’est ajouté ni retiré aux miels. Une mousse blanche (bulles d’air) peut apparaitre à la surface du miel avec le temps ou l’entreposage à température élevée (été) : sans risques sanitaires ni dégradation des qualités nutritives et saveurs.

Les miels fluides le sont naturellement en début de saison ou obtenu par « fonte » des cristaux suite à leur cristallisation naturelle après récolte. La « fonte » est réalisée par l’application progressive d’une température ne dépassant pas 42°C (38°C de moyenne). Cette température (le « bain-marie ») permet de conserver les propriétés nutritives et revitalisantes des miels (enzymes). Ces miels « fondus » vont recristalliser dans les 2 mois qui suivent leur conditionnement : cette recristallisation est généralement de type « gros grains » (texture croustillante, visuellement peu attractive).

Rappel : les miels sont des denrées « vivantes » (enzymes, ferments), ils ne craignent pas le froid, mais ils craignent la chaleur : pour une meilleure conservation, ne les exposez pas au soleil, ne les stockez pas dans une pièce chaude (ou pas longtemps >30°C). La meilleure température de conservation des miels étant située entre 4°C et 20°C.


Etant, ma famille et moi-même, gros consommateurs de nos miels, j’accorde énormément d’importance dans le choix des emplacements de production : je privilégie les milieux naturels (forêts, prairies) et travaille également avec les agriculteurs sur les zones cultivées ou pâturées, à la recherche d’une adéquation entre les ressources qu’ils proposent et les risques d’exposition aux traitements phytosanitaires (Colza, Lavandins, zones d’élevages par exemple). En cas de doute sanitaire, mes miels sont testés en laboratoire auprès du CETAM (Centre d’Etudes Techniques Apicoles de Moselle).

J’ai choisi de ne pas intégrer le label « Agriculture Biologique » à l’exploitation pour des raisons diverses qui interrogent notamment son sens, pour l’apiculteur et le consommateur, en apiculture provençale. Cependant, dans les faits, je soutiens entièrement la démarche et je m’applique aux pratiques respectueuses du vivant qui visent à réduire les risques de pollution des cires, pollen et miels, par des intrants délétères pour l’abeille et pour l’homme : je choisi consciencieusement mes emplacements, je réemploie mes cires de qualité, je limite les nourrissements au nécessaire (élevage, maintien des colonies), j’utilise principalement des traitements vétérinaires à base d’acides organiques tout en me laissant la possibilité, en cas de besoin, d’utiliser des molécules de synthèse autorisées et contrôlées par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES).

Je vise la Labellisation IGP « Provence » (Indication Géographique Protégée) fin 2021. Ce label a été créé par la filière professionnelle régionale afin d’identifier les productions locales et de donner une visibilité à notre Apiculture Provençale riche en diversité et qualité de miels. J’ai très envie de soutenir cette dynamique qui est un gage de qualité et d’authenticité.

Quant au Label Rouge, son marketing ne m’intéresse pas pour le moment.


MES ABEILLES

J’ai choisi de travailler avec des abeilles issues d’écotypes divers et par la sélection progressive, dans mon cheptel, de colonies rustiques et dont le caractère d’amassage des nectars est suffisamment développé pour me permettre de faire de l’apiculture mon métier. La diversité génétique étant, à mon sens et au regard des expérimentations réalisées par l’Institut Technique de la Santé de l’Abeille et des Pollinisateurs (ITSAP), un gage de durabilité des exploitations apicoles, j’ai donc installé dans mes ruches des abeilles dites « locales » ou « abeilles de type noir » et d’autres de types « caucasien, Italien, Carniolien » assez bien adaptés aux flores du quart Sud-Est de la France. J’intègre également chaque année environ 10% de reines prolifiques, de génétique hybride ou non, sélectionnées et élevées en France par des professionnels avertis.

Cette diversité de lignées et le rôle des jeux de la sélection naturelle sont, pour moi, des éléments importants : la durabilité avant la productivité. Mon souhait étant de m’inscrire dans les sillons d’une apiculture « de bon sens paysan » sensible aux liens précaires qui unissent l’homme à la Nature.

Nota Bene : j’aimerais pouvoir écrire ici que le sens de mon métier, et le choix que j’ai fait d’y venir, s’appuient sur l’importance du « sauvetage des abeilles » ! Je ne le ferais pas. Car, non, je ne pense pas que l’apiculteur, qui fait son pain du miel récolté, soit un sauveur d’abeilles même si, en bon pâtre, il s’attèle à prendre soin d’elles. Je suis un « exploitant agricole ». Dépendant du travail fourni par les abeilles que j’accompagne : elles, peuvent se sauver elles-mêmes à tout moment. Certes, par les soins prodigués, et ma bienveillance, il se peut que je participe à préserver quelques espèces et à témoigner de la dégradation actuelle des ressources naturelles. Je tente de m’y appliquer en informant et en partageant cette connaissance de l’état des milieux naturels où je mène mes abeilles. En transmettant aux enfants et à leurs parents la richesse en vie et en bien-être dont regorge l’expérience de la rencontre avec la faune et la flore qui nous entourent, dont les abeilles ! En fait, ce sont bien les abeilles qui peuvent nous « sauver » en nous apprenant à mieux regarder où et comment nous allons… biens !


LES TRANSHUMANCES

Apiculteur « provençal », je dois transhumer mes colonies dès la fin des floraisons printanières et jusqu’à l’arrivée des pluies d’automne. C’est ainsi qu’à partir du mois d’avril, je déplace la grande majorité de mes abeilles vers le nord du Var, le long de la vallée du Rhône et de la Durance, puis sur les hauteurs montagneuses de la région Sud.

En fonction des années, ces transhumances me permettent de nourrir et éventuellement faire produire par les avettes des miels de printemps de la vallée du Rhône (Colza, Aubépine, Acacia) et d’été (Châtaignier, Tilleul et Ronce) ; dans la vallée de la Durance, et jusqu’au Dévoluy, des miels de Pissenlit, Fleurs de Montagne et Haute-Montagne en Aôut.

Mais la « miellée » majeure reste celle dite de « lavande », dans les Alpes de Haute-Provence, vers laquelle convergent la quasi-totalité de mes colonies depuis le mois de Juin et jusqu’en Août.

Enfin, au sortir de l’été, préservées de la sécheresse, de la famine, des frelons asiatiques et des incendies, je rapatrie mes protégées jusqu’aux sites d’hivernage dans le sud du Var…


NOMBRE DE RUCHES

J’ai actuellement 180 colonies d’abeilles dispersées sur le littoral Varois. Mon objectif à terme étant de développer ce cheptel à hauteur de 250 colonies afin de commencer à vivre pleinement de mon métier tout en poursuivant mes activités de transmission et d’éducation à l’environnement.

 

← Précédent Suivant →